J’ai “temps” à dire avec la sophrologie…



Salvatore Dali – La persistance de la mémoire (1931)


Vous êtes-vous déjà fait cette réflexion que parfois le temps s’étire à n’en plus finir au point que vous le trouvez trop long ? C’est bien simple, ce spectacle qui ne dure qu’une heure vous paraît en durer le double ! Cette réunion d’information n’en finit plus alors qu’elle vient juste de commencer ! Et puis, d’autres fois, vous n’en revenez pas de ce temps qui passe trop vite, vous feriez tout pour le retenir : c’est déjà terminé ce concert ? Mais enfin on vient juste de commencer, c’est pas possible…

La référence grecque

En allant se balader du côté de la mythologie grecque, on s’aperçoit que le temps était de plusieurs types : le temps Aiôn, le temps Chronos et le temps Kaïros. Si le premier est le temps des cycles (les saisons par exemple), le second fait référence au dieu Chronos, maître du temps et des heures. C’est le temps linéaire qui différencie le passé du présent et du futur, celui qui bat la mesure de nos vies et de nos emplois du temps. Le dernier, le temps Kaïros, est celui de l’instant. Il ne se mesure pas avec une montre, mais plutôt avec nos ressentis et nos perceptions. Kaïros est un temps métaphysique, créant de la profondeur dans l’instant, une autre dimension…

La sophrologie maîtresse du temps

D’aucun raconte que la clé de notre équilibre se trouve dans l’alternance du temps Kairos et du temps Chronos. Mais c’est bien plus facile à dire qu’à faire et le rythme de la vie active laisse malheureusement peu de places dans le quotidien pour cette alternance. La séance de sophrologie a cette capacité de plonger la personne dans le temps Kaïros. Au-delà du temps mesuré, la personne se connecte avec elle-même, ses sensations, ses ressentis.
La sophrologie permet cette synchronisation qui favorise l’équilibre pour peut-être mieux reprendre les rênes de son temps.